Ciné-Balade à la Fête des Vendanges


Impression

A l’initiative de la bibliothèque municipale Robert Sabatier dans le 18ème arrondissement, Ciné-Balade a proposé un circuit à Montmartre sur le thème Cinéma et Liberté durant la Fête des Vendanges le 9 octobre dernier.

Merci à tous les participants ! Nous étions nombreux, portés par la foule montmartroise.

Un après-midi festif, animé de belles rencontres dont le souvenir me donne l’occasion de rappeler les thèmes abordés au cours du circuit…

En prenant comme fil conducteur les différents lieux de tournages de Montmartre, ses salles de cinéma mais aussi les lieux où ont vécu certaines de ses plus grandes figures, nous avons voulu mettre en avant la notion de liberté au cinéma des années 40 à nos jours.

Montmartre, c’est le Paris des artistes qui vivent pour leur art et qui incarnent la liberté de création. Dans Un Américain à Paris, Gene Kelly l’a bien compris. Il n’est pas le seul, Paul Newman incarne un musicien de jazz amoureux de Montmartre dans le film Paris Blues. Dans Un Monstre à Paris ou Ratatouille, il s’agit tout autant de la liberté de faire ce qu’on aime que d’être soi-même.

Montmartre et Paris, c’est une certaine liberté des mœurs à laquelle aspirent les réalisateurs américains marqués par la censure du code Hays jusque dans les années 60. Ville de plaisir où on est libre d’aimer : Un Américain à Paris, Moulin Rouge, Minuit à Paris

Montmartre est aussi un quartier marqué par l’histoire, celle de la Commune puis celle de l’Occupation. La butte a naturellement été un lieu de tournage pour certains films les illustrant.

A travers les films L’Assassin habite au 21 ou La Symphonie fantastique sur Berlioz, tout deux liés à Montmartre, on a découvert également comment les cinéastes ont pu contourner la censure sous l’Occupation.

Montmartre, c’est, par ailleurs, le quartier qui a vu naître la première salle Art et Essai, le Studio 28, une salle audacieuse dont la programmation a parfois créé le scandale et qui perpétue la liberté de diffusion en France en accord avec sa politique culturelle.

A travers le film Amélie Poulain, interdit au moins de 15 ans en Grande-Bretagne, on s’est amusés également des politiques des classifications des films en Europe par rapport à celle de la France.

Un film à vous conseiller sur la période de l’Occupation et sur l’amour du cinéma : « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier avec Jacques Gamblin, Denis Podalydès, Marie Gillain, Charlotte Kady :)

gamblin-et-autres     laissez-passer-acteurs

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